RC Lens Bollaert Sang et Or
En bref : Le RC Lens est un club du Pas-de-Calais fondé en 1906, qui évolue au stade Bollaert-Delelis et joue en sang et or. Son enceinte compte 38 223 places pour une ville d'environ 31 000 habitants : le stade peut littéralement accueillir toute la population locale. Un seul titre de champion de France (1998), mais une ferveur populaire considérée comme l'une des plus fortes d'Europe.
L'essentiel- Bollaert-Delelis : 38 223 places, plus que d'habitants à Lens
- Sang et or : rouge et jaune, couleurs portées depuis les années 1920
- « Les Corons » de Pierre Bachelet, chanté avant chaque coup d'envoi
- Champion de France 1998 au goal-average devant Metz
- Quatre tribunes mythiques : Marek, Trannin, Delacourt, Lepagnot
- Bollaert, le stade plus grand que sa ville
- Sang et or : une identité née du charbon
- « Les Corons », l'hymne qui glace les adversaires
- 1998, l'année où Lens a touché le ciel
- Vivre un match à Bollaert : le guide
- Collectionner le sang et or
- Questions fréquentes sur le RC Lens
Il existe des stades, et il existe Bollaert. Ici, le RC Lens ne joue pas devant un public : il joue devant un territoire entier. L'ancien bassin minier du Pas-de-Calais se déverse dans les tribunes sang et or un samedi sur deux, et le bruit qui en sort a traversé l'Europe. Comprendre le RC Lens et son stade Bollaert-Delelis, c'est comprendre pourquoi le football populaire français garde une âme quelque part entre Liévin, Avion et Loos-en-Gohelle.
Bollaert, le stade plus grand que sa ville
Le stade Bollaert-Delelis compte 38 223 places. La ville de Lens, elle, abrite environ 31 000 habitants.
Ce chiffre dit tout. Le stade n'a jamais été dimensionné pour une ville, mais pour un bassin de population de plusieurs centaines de milliers d'âmes.
Le nom vient de Félix Bollaert, dirigeant de la Compagnie des mines de Lens, à l'origine du projet dans les années 1930. En 2012, le stade est rebaptisé Bollaert-Delelis en hommage à André Delelis, ancien maire de la ville.
Quatre tribunes, quatre personnalités :
- Marek : le virage le plus chaud, nommé en hommage aux mineurs polonais venus travailler dans le bassin
- Trannin : le virage opposé, l'autre poumon vocal du stade
- Delacourt et Lepagnot : les latérales, souvent sous-estimées, jamais silencieuses
Bollaert n'est pas qu'un stade de club. Il a accueilli six matchs de la Coupe du Monde 1998 et quatre rencontres de l'Euro 2016, ce qui en fait l'une des rares enceintes françaises à avoir vécu deux grands tournois.
Sang et or : une identité née du charbon
Les sang et or désignent le rouge et le jaune portés par le RC Lens depuis les années 1920. L'expression est devenue le surnom du club, de ses joueurs et de ses supporters.
Fondé en 1906, le Racing Club de Lens n'a pas toujours joué dans ces teintes. Mais une fois adoptées, elles ne l'ont plus quitté.
Le rouge et le jaune renvoient à l'imaginaire minier : le sang de l'effort, l'or noir extrait des fosses. Qu'importe si l'explication relève autant du mythe que de l'histoire documentée. Les symboles vivent de ce qu'on en fait.
Le logo reprend d'ailleurs deux marqueurs locaux explicites : les terrils et la lampe de mineur. Rares sont les clubs français dont l'écusson raconte aussi directement le travail de ceux qui remplissent les tribunes.
« Les Corons », l'hymne qui glace les adversaires
« Les Corons » est une chanson de Pierre Bachelet, sortie en 1982, devenue l'hymne officieux du RC Lens. Elle est diffusée et chantée par l'ensemble du stade juste avant le coup d'envoi.
« Au Nord, c'étaient les corons, la terre c'était le charbon. » Trente-huit mille voix, bras levés, écharpes tendues.
Beaucoup de joueurs adverses racontent la même sensation : le match est déjà commencé avant le premier ballon. C'est exactement ce que produit une tribune organisée comme un kop, où le chant précède le jeu et le porte.
Les Red Tigers, groupe ultra fondé en 1997, animent la tribune Marek et structurent une grande partie des tifos. Le club figure année après année parmi les meilleures affluences de France, même lors de ses passages en Ligue 2 — où il a tourné autour de 30 000 spectateurs de moyenne, un niveau inédit à cet échelon.
1998, l'année où Lens a touché le ciel
Le RC Lens a été champion de France en 1997-1998, son unique titre national. Lens et Metz terminent à égalité de points : c'est la différence de buts qui tranche, en faveur des sang et or.
Sur le banc, Daniel Leclercq, surnommé « le Druide ». Sur le terrain, Guillaume Warmuz dans les buts, Jean-Guy Wallemme en capitaine, Éric Sikora en pur produit du cru, Vladimír Šmicer et Tony Vairelles devant, et le regretté Marc-Vivien Foé au milieu.
| Championnat de France | 1998 |
| Coupe de la Ligue | 1999 |
| Trophée des Champions | 1998 |
| Division 2 / Ligue 2 | 1937, 1949, 1973, 1991, 2009 |
| Coupe Gambardella | 2019 |
Plus récemment, la deuxième place de Ligue 1 en 2023 a ramené la Ligue des Champions à Bollaert. La victoire 2-1 contre Arsenal reste l'un des sommets sonores de la décennie. Ces soirées-là nourrissent ensuite les vitrines : voir notre sélection de fanions de Coupes d'Europe et de nuits européennes mythiques.
Vivre un match à Bollaert : le guide
Tu prévois ton premier déplacement à Lens ? Quelques repères concrets.
- Arrive tôt. Compte 1 h 30 avant le coup d'envoi : l'avant-match dans les rues autour du stade fait partie du spectacle.
- Viens en train. La gare de Lens est à une quinzaine de minutes à pied de Bollaert, et le stationnement sature vite.
- Choisis ta tribune. Marek et Trannin pour l'ambiance debout et les chants, Delacourt ou Lepagnot pour la lecture du jeu.
- Apprends le refrain. Deux couplets des « Corons » suffisent à ne pas rester muet au pire moment.
- Prends une écharpe. À Bollaert, elle ne sert pas à décorer, elle se lève.
Et si tu as une demi-journée, le Louvre-Lens, ouvert en 2012 sur une ancienne fosse, complète parfaitement la visite. Le musée et le stade racontent la même histoire par deux chemins différents.
Collectionner le sang et or
Un fanion est un petit drapeau triangulaire en tissu, historiquement échangé entre capitaines avant les rencontres, devenu objet de collection à part entière.
Pour un club comme Lens, le fanion a un avantage : il fixe une date. Un match européen, une montée, un derby contre Lille.
Quelques conseils pour commencer :
- Privilégie les pièces datées ou identifiables à la broderie plutôt qu'aux impressions récentes
- Encadre sous verre anti-UV : le rouge sang et or passe vite à la lumière directe
- Construis une série cohérente — une saison, une compétition, un adversaire récurrent
Même logique quand on s'intéresse aux grands rendez-vous internationaux : le format élargi décrit dans notre dossier sur la Coupe du Monde des Clubs multiplie les affiches inédites, donc les pièces à collectionner.
Questions fréquentes sur le RC Lens
Quelle est la capacité du stade Bollaert-Delelis ?
Le stade Bollaert-Delelis compte 38 223 places, soit davantage que le nombre d'habitants de la ville de Lens, estimé à environ 31 000 personnes.
Pourquoi le RC Lens est-il surnommé les sang et or ?
Le surnom vient des couleurs du maillot, rouge et jaune, portées depuis les années 1920. Le rouge évoque le sang de l'effort et le jaune l'or noir, en référence au passé minier du bassin lensois.
Combien de titres de champion de France le RC Lens a-t-il remportés ?
Un seul, lors de la saison 1997-1998. Lens a terminé à égalité de points avec Metz et l'a devancé à la différence de buts. Le club a également gagné la Coupe de la Ligue en 1999 et le Trophée des Champions en 1998.
Quelle chanson est chantée avant les matchs du RC Lens ?
« Les Corons », de Pierre Bachelet, sortie en 1982. Elle est reprise par tout le stade juste avant le coup d'envoi et constitue l'hymne officieux du club.
Quel est le grand rival du RC Lens ?
Le LOSC Lille. Leur confrontation, appelée derby du Nord, est considérée comme l'une des rencontres les plus intenses du football français.